




UN PEU D’HISTOIRE …
Les premières cigarettes manufacturées apparaissent en Espagne vers 1825. En 1830, elles sont introduites en France, puis, en 1845, le monopole d’État est instauré pour la fabrication des cigarettes. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle et l’apparition de machines que démarra la fabrication industrielle afin qu’elles deviennent un produit de consommation courante. En 1926, le Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs et Allumettes (SEITA) est créé pour gérer le monopole. La consommation de tabac n’a réellement commencé à prendre de l’ampleur qu’à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec l’arrivée des « américaines ». La cigarette filtre se généralisera dans les marchés occidentaux dans le courant des années 1950.
En France, en 2007, 13,5 millions de fumeurs sont recensés parmi lesquels 16,5 % qui fument plus de 20 cigarettes par jour. En 2008, 54,4 milliards de cigarettes ont été vendues pour un montant de 14 milliards d’euros. Un paquet de cigarettes est taxé par l’État français à hauteur de 80 %, et le revenu pour l’État a été approximativement de 11 milliards d’Euros. En 2022, 31,8 milliards de cigarettes ont été vendues, chiffre en baisse depuis, au moins, une vingtaine d’années.
QUELS SONT LES EFFETS ATTRACTIFS DE LA NICOTINE ?
La nicotine en tant que tel n’est pas cancérigène, mais elle rend les fumeurs dépendants au tabac, ce qui les expose indirectement aux dizaines de substances toxiques et cancérigènes. En effet, elle stimule le système nerveux et provoque une forte dépendance, proche de celle déclenchée par l’héroïne ou par la cocaïne. La nicotine met huit secondes pour arriver au cerveau. Elle a un effet sur la production de la dopamine et d’endorphine, hormone dite du « bonheur » donnant ainsi un sentiment de plaisir et de relaxation. Mais les effets de la nicotine sont de courte durée, ce qui conduit à la multiplication du geste et explique l’installation fulgurante de la dépendance
QUE CONTIENT UNE CIGARETTE & SA FUMÉE ?
Les principaux composants d’une cigarette sont le tabac, la nicotine, le goudron, l’arsenic, l’acétone, des additifs, des exhausteurs de saveur et des agents de texture.
D’un côté, la nicotine provoque des effets néfastes cardio-vasculaires en augmentant la fréquence cardiaque. Elle contribue aussi à diminuer le diamètre de certaines artères … mais, de l’autre coté, c’est la combustion d’une cigarette qui génère la formation de nombreuses substances toxiques. 4000 substances sont présentes dans la fumée de cigarette : Plus de 40 composants sont cancérigènes. Allumer une cigarette entraîne la formation de Benzène, de Monoxyde de Carbone, d’Oxyde d’Azote, d’Acide Cyanhydrique, d’Ammoniaque, ainsi que des métaux lourds dont le Chrome, le Plomb, le Mercure, le Cadmium. Le Cadmium met 70 ans à s’évacuer de l’organisme.
Le monoxyde de carbone, le CO, ressemble à celui émis par les gaz d’échappement des voitures. Il se fixe sur l’hémoglobines et il réduit la capacité des globules rouges à transporter de l’oxygène vers les tissus. Ils favorisent la survenue d’une hypoxie, une baisse des globules rouges, une augmentation de la fréquence cardiaque à l’origine de l’apparition d’un essoufflement, d’une toux, favorisant les risques cardio-vasculaires. Les fumeurs qui tirent fortement sur leurs cigarettes fixent davantage de CO sur l’hémoglobine. 4 à 6 heures sont nécessaires pour éliminer du sang, tout le monoxyde de carbone.
Alors, pourquoi des fumeurs informés du risque majeur pour leur santé ne changent-t-ils pas leur comportement ? Quels facteurs sont responsables du maintien de ce comportement ? Aujourd’hui, la plupart des études s’accordent à dire que le fumeur subit une dépendance à la fois, physiologique, psychologique et sociale (INSERM, 2004).




« Le tabac reste toujours la première cause de mortalité évitable en France avec 75 000 décès par an » — Source du Gouvernement : MILDECA – Mai 2023
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